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Stéphane Roudaut dévoile ses 16 mesures prioritaires pour dynamiser le commerce brestois

  • Photo du rédacteur: Mon Brest
    Mon Brest
  • 12 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 déc. 2025

Le commerce, c’est la vie, l’animation, le lien social. Pourtant, il est en souffrance. Les commerces sont en difficulté alors qu’ils participent à l’image de la ville. Que ce soit les commerces du centre-ville comme ceux des quartiers, ils ont d’abord besoin d’écoute et de considération. Il est indispensable qu’ils soient concertés à chaque moment important.


Faire de Brest une ville commerçante, vivante et accessible à toutes et tous

Au-delà de leur rôle économique, les commerçants sont le ciment de nos quartiers. Avec la présence des services publics, des professionnels de santé, des associations et des acteurs de la sécurité, ils forment un tout, une “agora” qui doit être un cœur battant de la vie quotidienne. On ne peut pas et on ne doit pas laisser mourir le commerce de proximité. Voir des quartiers entiers sinistrés, des rideaux baissés sur le haut de Jaurès ou à Recouvrance, avoir un cœur de ville qui perd son dynamisme, est un constat dont notre future équipe municipale ne peut vraiment pas se satisfaire.


Un appel à la solidarité pour la période cruciale qui s’ouvre pour le commerce

À l’approche des fêtes de fin d’année, période cruciale pour les commerçants, Stéphane Roudaut et son équipe envoient “un message de soutien aux commerces”. Comme le rappelle Caroline Cherrier, commerçante de la rue Jean Jaurès :


La période de Noël représente entre 20 et 30% du chiffre d'affaires annuel d'un commerce. Il est donc essentiel de ne pas rater cette période d'activité. C'est pour ça qu'il faut l'accompagner et la mettre en lumière. Et ce n'est pas une métaphore, on a besoin aujourd'hui d'avoir une dynamique commerciale sur ce temps fort-là.

Dans le même temps, le collectif Une nouvelle histoire pour Brest dévoile les 16 mesures phares de leur plan d’action prioritaire pour le commerce de proximité. L’ambition est claire : “faire de Brest une ville que l’on fréquente, où l’on flâne, où l’on consomme, et où l’on revient”. 


Une image du centre-ville à redorer

Depuis deux ans, le chantier du tramway et du BHNS a découragé certains habitants à venir en centre-ville. Il y a un problème d’image et d’habitudes à réinstaller. Nous avons de nombreux témoignages de personnes ne voulant plus fréquenter le centre-ville en raison des travaux comme de l’insécurité.


Cet état de fait a engendré une situation parfois critique pour la trésorerie de commerces. 

« Le commerce, c’est l’artère vitale de notre économie et notre ambition dépasse les limites de la métropole » précise Stéphane Roudaut qui entend “transformer le centre-ville de Brest en un outil d’attraction métropolitain puissant, rayonnant sur l’ensemble de l’Ouest Breton”. Une destination commerciale et culturelle incontournable, une capitale qui mobilise l’attractivité de toute sa région. 


5 piliers & 16 mesures choc pour une vitalité commerciale

1. Le stationnement : un allié et non un obstacle. 

  • Cumuler les 30 minutes gratuites à toute période de stationnement ;

  • Améliorer le jalonnement et les panneaux indicatifs vers les parkings en ouvrage ;

  • Établir un schéma de création de nouveaux parkings enterrés ou aériens ;

  • Revoir en profondeur les horaires et les tarifs du stationnement payant et proposer la gratuité du parking du port dès 17h30. 


2 - Transports en commun, mobilités : un outil au service de la vitalité commerciale 

  • Rendre gratuits les transports en commun le samedi (bus et tramway) et intensifier la fréquence des lignes structurantes ;

  • En remplacement du projet d’ascenseurs (8 M€), mettre en place des navettes électriques gratuites à certains moments (midi, soir, week-end) en boucle entre le port et le centre-ville (initiative à décliner sur d’autres circuits en cas de succès) ;

  • Améliorer les trottoirs, la place du piéton, déployer un schéma vélo structurant avec le positionnement d’arceaux à vélos à proximité des commerces et rendre plus sûre et plus fluide la cohabitation des différents déplacements (piétons, vélos, voitures, transports en commun). 


3 - Animations : recréer l’évidence de Brest comme place commerciale incontournable de l’Ouest breton

  • Développer les animations et événements culturels aux moments importants par l’activité commerciale et mieux communiquer à l’échelle du Nord-Finistère ;

  • Créer un événement de grand envergure à l’approche de Noël et revoir les illuminations (Ex : Landerneau, Rennes, Lyon).


4 - Sécurité, incivilités : que le shopping reste un plaisir

  • Faire de la police municipale l’interlocutrice privilégiée des commerçants sur tous les sujets du quotidien (alcoolisation, regroupements, harcèlement de rue, etc.) ;

  • Créer un réseau d’ambassadeurs parmi les commerçants chargés de remonter les difficultés rencontrées (urbanisme, propreté, etc.) ;

  • Présence intensifiée de la police municipale lors des jours fréquentés et les vendredis et samedis soir.


5 - Aide au commerce : la Ville peut agir !

  • Aider et co-financer l’installation et la mise aux normes d’accessibilité des commerces aux endroits stratégiques du centre-ville et dans les quartiers ;

  • Embellir le centre-ville et les quartiers par un financement des colorisations, vitrines, terrasses, en recherchant une forme d’harmonie ;

  • Lutter contre la vacance commerciale par une politique volontariste et en réorientant les outils existants (Haut-Jaurès, Recouvrance, etc.) ;

  • Développer un véritable observatoire du commerce, organiser des rencontres régulières par catégorie / secteurs géographiques, pour évaluer les dispositifs et les faire collectivement évoluer. 


"Les commerçants connaissent mieux que les élus leur propre activité. Si on veut réussir les politiques publiques, on a besoin d'être dans l'écoute. On a besoin de faire la transparence sur les contraintes des uns et des autres, y compris celles de la collectivité, les moyens, les finances. C'est ce qui compte pour nous aujourd'hui, avoir une forme de coproduction de toutes les politiques avec une méthode basée sur l'écoute et le terrain". Stéphane Roudaut

 
 
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