"Pour mettre en œuvre un projet, il faut d’abord l’expression d’une volonté et de la constance."
- Mon Brest
- 10 janv.
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Je tiens à répondre sereinement et de manière factuelle aux déclarations qui ont été récemment faites par François Cuillandre.
J’aimerais rappeler une évidence. Pour mettre en œuvre un projet et singulièrement celui d’une police municipale, il faut d’abord l’expression d’une volonté et de la constance.
Je n’attends pas du maire actuel qu’il me donne raison alors même qu’il y a encore peu, il s’opposait à la création d’une police municipale. Dans les propos tenus, dans le choix des mots comme dans les propositions elles-mêmes, force est de reconnaître qu’il n’est pas mobilisé et qu’il n’y croit pas réellement.
Deux visions s’affrontent et c’est normal. Justement, je propose un débat « projet contre projet » sur les enjeux de sécurité.
Les policiers municipaux sont des professionnels sérieux et formés et il est entendu qu’une police municipale sous dotée, mal équipée – en somme, une police de témoignage – ne peut convenir à personne et encore moins à celles et ceux qui pourraient demain postuler. Une telle proposition ne saurait être attractive à l’heure où le métier, les missions, sont difficiles et exposées.
Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, l’a reconnu lui-même en juillet 2025 : « Nos policiers municipaux sont de plus en plus les primo-intervenants sur un certain nombre de lieux où ils se sentent en danger. Un intervenant dans ces conditions-là, il faut qu'il soit armé comme la police nationale […] On est dans la réalité de terrain qui impose d'avoir des outils adaptés à la dangerosité du terrain. »
Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le maire EELV de Bordeaux !
En 2025, sur les 31 villes de 100 000 à 200 000 habitants, seule Brest n’avait pas de police municipale. Toujours sur ces 31 villes, 80 % – de toutes tendances politiques – ont équipé leur agents d’armement létal et plusieurs autres l’avaient en projet. Quasi toutes enfin envisageaient de faire évoluer leurs effectifs et toutes ont réussi à financer leurs mesures. Cherchez l’erreur !
Dès lors, critiquer nos propositions sous l’angle du nombre d’agents ou sur le financement relève d’une certaine mauvaise foi alors que ce que nous proposons reste pondéré. En faire le procès, c’est le faire également à la quasi-totalité des maires de ces villes.
Notre proposition, à savoir 150 agents, policiers municipaux et ASVP, est conforme à la moyenne des villes qui font le choix d’une police municipale offrant une présence humaine en semaine, les nuits et le weekend.
Pour preuve, et pour ne citer que quelques villes, en 2025 (policiers municipaux et ASVP) :
Amiens : 150 agents pour 134 000 habitants ;
Metz : 125 agents pour 120 000 habitants ;
Reims : 150 agents pour 184 000 habitants ;
Saint-Etienne : 225 agents pour 176 000 habitants ;
Orléans : 158 agents pour 117 000 habitants ;
Grenoble : 165 agents pour 160 000 habitants ;
Nîmes : 207 agents pour 153 000 habitants.
Pour revenir à l'objectif de 150 agents que nous défendons, cela ne se fera pas du jour au lendemain mais nous mettrons toute notre détermination pour y parvenir le plus rapidement possible.
Nous avons évalué, en concertation avec des spécialistes, la masse salariale à 7,5 M€, budgets ville et métropole confondus.
En retraitant la brigade intercommunale des transports et la brigade de tranquillité urbaine qui a vocation à être intégrée, nous estimons à terme le besoin net de financement à 4 M€ sur le budget de la ville, soit 2,6 %. Sans oublier que les recettes de fonctionnement progressent à Brest, chaque année, de 1 à 1,5 %, soit 1,5 à 2 M€ supplémentaires.
Ces recettes seront alors majoritairement affectées au financement de la police municipale, sans impact, contrairement à ce qui est prétendu, sur les autres politiques.
Stéphane Roudaut,
Candidat pour la liste
Une nouvelle Histoire pour Brest



