Police municipale, le revirement opportuniste de la gauche brestoise
- Mon Brest
- 6 janv.
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Pendant toutes ces années, le parti socialiste et François Cuillandre nous ont expliqué qu’une police municipale n’avait ni utilité ni raison d’être, égratignant au passage toutes les villes et les maires ayant fait un choix inverse. Position dogmatique s’il en est !
Pendant toutes ces années, on nous a soutenu que Brest, seule ville de France de plus de 100 000 habitants sans police municipale, était dans le vrai, et que c’était à l’Etat de tout régler. Que cette exception brestoise était au final un motif de fierté.
Et puis, on a vu progressivement apparaître les premières pirouettes. On a prétendu dans l’improvisation que la brigade de tranquillité urbaine était la bonne solution. Une sorte de position intermédiaire, sans pourtant réel cadre d’emploi.
On a continué à répondre à toutes celles et ceux qui proposaient une réelle prise en compte des problèmes de sécurité dans les politiques municipales, qu’ils couraient après l’extrême droite, que ces politiques n’étaient pas finançables, ou alors au prix d’une casse sociale, d’une remise en question des subventions aux associations…
Et aujourd’hui, on vient nous présenter tout l’inverse.
Il y a de quoi s’interroger sur les raisons profondes de ce revirement comme sur son calendrier. Si le parti socialiste et François Cuillandre considèrent aujourd’hui être sincères, étaient-ils encore dans le déni et l’aveuglement il y a quelques semaines ?
La maison tremble-t-elle et se fissure-t-elle à ce point ?
Les Brestoises et les Brestois ne s’y tromperont pas et sauront orienter leur choix vers le programme que nous portons plutôt que sur une copie édulcorée.
Nous proposons une police municipale composée à terme de 150 agents assurant une présence le soir, la nuit et les weekends, de Maison Blanche au Moulin Blanc, du port à Lambézellec, dans les quartiers et le centre-ville. Ce qui n’est assurément pas faisable avec les 50 agents qu’ils proposent.
Enfin, équiper ces mêmes agents d’un seul bâton télescopique face à une délinquance et une criminalité armée n’est pas raisonnable, c’est même dangereux pour les personnels.
A l’opposé nous considérons que les policiers municipaux ont besoin d’un équipement complet – et de s’y former – pour en toutes circonstances proportionner leur réponse.
En la matière, je préfère la constance et la conviction.
Stéphane Roudaut Candidate de la liste Une nouvelle histoire pour Brest



